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“I was sentimental about many things: a woman’s shoes under the bed; one hairpin left behind on the dresser; the way they said, “I’m going to pee..”’ hair ribbons; walking down the boulevard with them at 1:30 in the afternoon, just two people walking together; the long nights of drinking and smoking; talking; the arguments; thinking of suicide; eating together and feeling good; the jokes; the laughter out of nowhere; feeling miracles in the air; being in a parked car together; comparing past loves at 3am; being told you snore; hearing her snore; mothers, daughters, sons, cats, dogs; sometimes death and sometimes divorce; but always carring on, always seeing it through; reading a newspaper alone in a sandwich joint and feeling nausea because she’s now married to a dentist with an I.Q. of 95; racetracks, parks, park picnics; even jails; her dull friends; your dull friends; your drinking, her dancing; your flirting, her flirting; her pills, your fucking on the side and her doing the same; sleeping together” 
Charles Bukowski, Women

En 1964 il chantait que "les temps sont en train de changer" ("The Times They Are A-Changin'"), en 2000 que les "choses ont changé" ("Things Have Changed"), mais en 2011 il est toujours là.
A 70 ans, Bob Dylan reste le symbole du temps qui allait venir, du temps qui était en train de passer, du temps qui est passé, et du temps qui passe. Par ses textes donc, mais aussi par sa musique, les "modes" qu'il suivit ou qu'il contribua à créer. Du folk acoustique au blues électrique, du rock au reggae, Bob Dylan étale son empreinte musicale depuis près d'un demi-siècle (son premier album (en considérant que Bob Dylan sorti en 1962 n'est pas vraiment un album avec seulement deux compositions assez pauvres), The Freewheelin' Bob Dylan, est sorti en 1963), et comme le temps, sa carrière n'est faite que de ruptures perpétuelles. Avec ses influences (sans les renier), avec ses propres contributions, avec son public, avec les femmes.
Car c'est là tout le personnage Bob Dylan, il est à la musique ce que Socrate est à la philosophie, une représentation vivante de l'ironie. Une icône dédaigneuse, qui tantôt fédère, tantôt exaspère.
Il n'y a qu'à voir l'album Blood on the Tracks, sorti en 1975, connu pour être lié à la séparation de Dylan et de sa femme, Sarah. Les textes y sont aussi acerbes que doux, ou mélancoliques. Après avoir ponctué tous ses refrains d'un "Tu es stupide, bébé. C'est une merveille que tu saches encore respirer." ("You're an idiot, babe. It's a wonder that you still know how to breathe.") dans Idiot Wind, il termine par faire voeux de repentance : "Nous sommes stupides, bébé. C'est une merveille que nous sachions encore nous nourrir." ("We're idiots, babe. It's a wonder we can even feed ourselves."). Une ironie toujours emprunte de nostalgie, mais une nostalgie qui regrette également les temps à venir. En pleine séparation avec sa femme, il est déjà "hanté par son souvenir" ("hounded by your memory"), mais demande déjà aussi à quelqu'un "si tu la vois, dis lui bonjour, [...] elle pense peut-être que je l'ai oubliée, ne lui dis pas que ce n'est pas vrai" ("If you see her, say hello, [...], She might think that I've forgotten her, don't tell
her it isn't so.
")
Dylan, dès 1965, dans Highway 61 Revisited, avait déjà compris que le temps n'était qu'une longue et lente "allée de la désolation" ("Desolation row"), où toutes les contradictions coexistent et où règne l'absurdité.
Sa conversion vers le mysticisme n'est donc pas anodine. Tout autant que l'adoration et les multiples références de l'auteur de Watchmen, Alan Moore, pour le musicien américain. Bob Dylan, dans une certaine mesure, est le Comédien, ce personnage qui a compris que la vie n'est qu'une vaste farce, que rien n'en vaut vraiment la peine, et qui vit alors totalement cette ironie, une ironie complexe, à découvert, à face découverte.
Vociférant sur son public, sur les femmes qu'il aime, Bob Dylan a surtout su créer une oeuvre d'une richesse qualitative et quantitative impressionnante, et c'est sa vision si particulière qui le lui permet, lui qui, en 1997, sur Time Out Of Mind (le titre en dit long), nous chantait le crépuscule en nous donnant ce détail qui résume si bien l'artiste : "Derrière chaque belle chose, il y a une sorte de peine" ("Behind every beautiful thing, there's been some kind of pain")

Chant Seizième


Aujourd'hui, aujourd'hui de catafalque !
Voici qu'est venue l'époque du bafouement.
Le battu reçoit un chapeau, le chapeau Roi-Esclave.
L'albatros au large vol.
La corde à la patte, attend près d'un seau d'eau.

On a cousu nos frères dans des peaux d'anes.
On a cousu nos frères dans des peaux de porcs.
On a cousu nos frères dans des peaux de porcs.
Et on nous les a renvoyés pour demeurer avec nous.

Oh étranglement...


Henri Michaux, Epreuves, Exorcismes, Marche sous le tunnel.


Allégeance


     Dans les rues de la ville il y a mon amour. Peu importe où il va dans le temps divisé. Il n'est plus mon amour, chacun peut lui parler. Il ne se souvient plus; qui au juste l'aima?

     Il cherche son pareil dans le voeu des regards. L'espace qu'il parcourt est ma fidélité. Il dessine l'espoir et léger l'éconduit. Il est prépondérant sans qu'il y prenne part.

     Je vis au fond de lui comme une épave heureuse. A son insu, ma solitude est son trésor. Dans le grand méridien où s'inscrit son essor, ma liberté le creuse.

     Dans les rues de la ville il y a mon amour. Peu importe où il va dans le temps divisé. Il n'est plus mon amour, chacun peut lui parler. Il ne se souvient plus; qui au juste l'aima et l'éclaire de loin pour qu'il ne tombe pas?


René Char, Fureur et mystère





Ou Muse défendu contre ses amateurs.


En Septembre dernier sortait un album très attendu, le nouveau Muse : The Resistance. J'aurais pu ajouter "par les fans de Muse", mais au vu de toutes les critiques d'incompétents qui se sont empressés de tirer sur l'ambulance pour se donner l'impression d'être des experts musicaux, je crois que je me serais trompé.

Il faut dire que si certains sont sceptiques quant à la maturité musicale du groupe avec cet album, tout le monde s'accorde à dire que pour ce qui est de la communication, le trio est devenu très doué. Par exemple, le concept de "chasse au trésor" (bon ok ça commence mal...) dans six villes d'Europe pour trouver six morceaux d'un morceau qui assemblées passaient de Ununited States of Eurasia au morceau United States of Eurasia (ah, l'humour britannique). Le problème c'est que même United, le morceau semble Ununited. Le premier titre de cet album révélé par le groupe a, il faut le dire, laissé beaucoup d'oreilles sceptique...jusqu'à aboutir à du n'importe quoi.

Merde, on m'aurait dit il y a trois mois que j'allais défendre le dernier Muse, j'aurais bien rigolé. Mais là, devant la tonne d'inepties à laquelle on a eût droit au sujet de ce disque, je me vois obligé d'essayer de faire pencher la balance du bon côté.

C'est vrai quoi, qu'est-ce qu'on nous a fait chier avec Queen...tous ces ignares qui vous récitent depuis le 14 Septembre (voire avant) que Muse a pompé à mort sur Queen, qu'est-ce que ça nous a gavé. Un connard, Anthony Golay (j'écris son nom, parce qu'il est moche, et parce qu'à un niveau d'incompétence aussi grand, il faut que le monde entier sache son nom) va jusqu'à nous dire : "à l’écoute de "United States of Eurasia" on découvre le Freddy Mercury qui sommeille en Bellamy" (et même qu'il remet ça en plus gros et en gras en plein milieu de l'article, le bougre). "On découvre" ? Non sérieux c'est une blague ? Vous voyez, genre, c'est nouveau quoi. Genre, avant on savait pas...


Il est marrant le mec. Déjà parce qu'on savait depuis un sacré bout de temps que Bellamy adorait Queen, et qu'il suffisait de toute façon d'écouter les précédents albums du groupe, juste pour dire qu'on parle pas dans le vide, pour s'en apercevoir. Ensuite parce qu'il a répété cette rengaine qu'on nous rabâche depuis la sortie de ce morceau sur Queen. En effet, après écoute, ça ressemble pas vraiment à du Queen. Juste deux fois des choeurs style "Galileo figaro-magnifico" dans Bohemian Rhapsody et une descente (même pas un solo hein) de guitare avec le son et le jeu type de Brian May. Sinon je vois pas le rapport entre les deux groupes. Attention je dis pas que ça n'a aucun rapport non plus, moi aussi j'ai pensé à Queen...mais de là à parler de "plagiat" ou de "pompage" et d'en faire la critique principale de l'album... et je vois pas pourquoi on nous dit ça maintenant puisque introduire de la musique classique dans ses morceaux, c'est pas d'aujourd'hui que Muse nous le fait. Eh les gars, dans Absolution il y a une intro et une interlude et Butterflies and Hurricanes hein...Du coup les "fans" du groupe qui nous sortent aussi cette nullité ça a le don d'être assez énervant.

Tous des brelles.

Certains vont jusqu'à comparer la pochette de The Resistance à celle de A Night at the Opera (de Queen donc), non mais vraiment.. A côté de ça personne, absolument personne, ne viendra nous dire que Guilding Light pourrait sortir d'un album de Queen et que le solo est du Brian May tout craché. Personne. Non, décidément, tous des brelles, jamais personne ne voudra parler de musique que lorsqu'il sait de quoi il parle. Et qu'on me sorte pas un truc du genre "chacun ses goûts"...


Tout ce qu'on "découvre" avec cet album, on le savait déjà : les gens qui parlent de musique n'y connaissent généralement rien, et je ne parle pas seulement de "culture", je veux également dire qu'ils ne savent pas écouter de la musique.

Pour le côté "culture" on peut rigoler devant les accusations de plagiat de certains critiques et des fans...personne ne viendra nous dire que Yes fait du plagiat dans Fragile quand MégaloWakeman décide de faire un arrangement de la 4ème Symphonie de Brahms ou que Jethro Tull pompe Bach dans Bourrée...le comble de l'ignardise vient quand un mec des Eternels (site de chroniques musicales) nous explique à propos de la symphonie finale de The Resistance (Exogenesis) que "Les gens qui n'y connaissent rien en classique seront bluffés, par contre... misère." pour nous révèler ensuite concernant le passage en français dans I Belong to You : "et y'a cet immonde passage en français qui m'intrigue. Vite ! Wikipedia, mon amie de toujours. Gné ? C'est un aria de Saint-Saëns, et y'a une Nocturne de Chopin collée au bout de "United States of Eurasia" (je me disais bien que ça me disait quelque chose)." Les gens qui n'y connaissent rien en classique tu disais ...?

Justement, en matière de classique, on peut apprendre grâce aux experts musicaux de tous bords que la troisième partie de Exogenesis est un plagiat du premier mouvement de la sonate numéro 14 opus 27/2 de Beethoven ("Clair de Lune"), de Liszt, de Rachmaninov, de Chopin...en gros de morceaux de piano de compositeurs classiques en adagio...
A noter que si apparemment Muse n'a aucun talent de composition, on ne peut s'empêcher de leur reconnaître un talent presque jamais vu dans la musique de réussir à plagier quelques dizaines de morceaux de grands compositeurs d'époques différentes en même temps.

On nous dit aussi que Undisclosed Desires est un plagiat de Depeche Mode...pour ce genre de truc je vous renvoie au dernier Rammstein, où vous pourrez entendre un véritable plagiat de Depeche Mode avec Haifish (et c'est pas une critique, c'est peut-être un des meilleurs morceaux de ce faible album). Et mieux, je vous renvoie à Never Let Me Down Again, un morceau de Depeche Mode...où ça on pompe Kraftwerk jusqu'à plus soif...à mon avis le titre le plus puissant de Depeche Mode.

Il serait grossier de conclure que le plagiat est le moteur de l'art, des groupes comme Oasis montrant bien que la soupe artistique n'est pas toujours bonne à prendre, mais on peut quand même s'entendre pour dire que l'on ne comprend rien à l'art quand on formule des critiques aussi nulles que celles précitées.

Un aparté alors au sujet de la faiblesse de la critique esthétique actuelle : je n'utilise pas souvent ce genre de mots, mais il est scandaleux qu'un mec comme Pierre Siankowski ait le droit d'écrire des critiques musicales dans un magazine comme les Inrockuptibles (même si tout le monde sait que ce magazine est une daube). Non mais sérieux, il est payé pour écrire ce genre de bouse. C'est lamentable. Un abruti qui n'y connait typiquement rien, en général c'est juste agaçant, mais quand le mec est chroniqueur dans l'un des plus gros magazines musicaux français...ça commence à être choquant. Lire des trucs comme "I Belong to You (sous-titré "Mon coeur s'ouvre à toi", LOL)" de la part d'un mec pareil...l'anonyme des Eternels a au moins le "mérite" d'aller voir sur wikipédia et d'apprendre que "Mon coeur s'ouvre à toi" est un classique de l'opéra. Mais Pierrot lui il est aux Inrocks, et du haut de ses 33 ans il est pas là pour apprendre, et puis c'est vrai qu'il aime que la hip-pop de merde (ce qui n'est pas un pléonasme), donc bon c'est sûr, la Callas ça lui dit pas grand chose...
Non Pierrot, supporter de Metz (qu'est-ce que ça peut nous foutre sérieux ?), lui il est juste là pour tirer sur les ambulances avec toujours les mêmes analyses lourdingues à base de d'humour "LOL" et les mêmes titres pipi-caca. Pour Muse c'est "La grippe A plutôt que Muse", l'année dernière il nous avait déjà fait "Le Buffalo Grill plutôt que Vincent Delerm ?", et pourquoi pas Jean Sarkozy plutôt que Pierre Siankowski ?...ok d'accord moi non plus j'aime pas Vincent Delerm, mais Pierrot Polakski est tellement naze que ça me donne envie d'aimer Vincent "je-suis-un-chanteur-à-texte-mais-mes-textes-sont-affligeants-de-nullité" Delerme...c'est dire. Et le pire c'est qu'à côté de ça il aime Vampire Weekend. Non mais quel naze. Vraiment Pierrot devrait se faire enfermer, et au nom de la musique, on devrait me nommer chroniqueur aux Inrocks à sa place.

Non décidément tous des brelles, car même du côté de l'écoute musicale pure, ça vole pas plus haut. A la rigueur qu'on me dise qu'on aime pas le chant de Bellamy, là je peux comprendre. Mais qu'on soit fan de Muse et qu'on déteste l'album...bon après vous me direz on a les fans qu'on mérite, et c'est vrai que ceux de Muse ont en moyenne la capacité d'écoute musicale d'un poisson rouge. Ok United States of Eurasia est ratée, je veux bien, mais l'album...sérieusement comment on peut adorer le groupe et dire un truc pareil ?

Je m'explique : cet album est l'album d'un groupe qui a rempli deux fois de suite Wembley et s'est alors permis de "se faire plaisir", "sans complexe". Par exemple leur symphonie, ça fait longtemps qu'ils ont envie de la sortir. C'est au moins une qualité sur laquelle tout le monde devrait se mettre d'accord. Et c'est aussi ce qui fait que la salve des fans du groupe contre cet album est idiote : comment critiquer l'album du groupe que l'on adore alors que c'est précisément dans celui-ci qu'il développe toutes les brides d'idées qu'il a eût jusque là ? Dire que cet album est mauvais c'est dire que Muse est mauvais. Vous l'aurez compris, c'est pas spécialement que ça me gênerait de dire ça, mais simplement qu'on arrête de nous emmerder avec toutes les critiques de puceau sur ce disque.

Globalement l'album est malheureusement un peu trop difficile d'accès pour le public habituel d'attardés musiens. On peut donc voir des morceaux comme I Belong To You ou la symphonie Exogenesis se faire maltraiter alors que ces pièces doivent faire partie du top des compositions du groupe.

Uprising, le premier morceau (et premier "vrai" single) est censé être de l'auto-plagiat...pour moi il est juste un titre pop (pas forcément dans le bon sens du terme) très réussi et surtout parfait pour ouvrir un album. Bon après le problème comme souvent avec Muse, c'est que quand Bellamy commence à chanter le morceau semble perde un peu de sa puissance (même si les couplets sont plutôt cool, chantés dans les graves, et non en mode chouniard). Parce que franchement, les 40 secondes d'intro sont du sommet pop. Je crois que les fans de Muse eux-mêmes ont du mal à saisir la force du truc. Bon après le reste du morceau c'est de la "bonne pop" comme on dit. C'est à dire que même si le chant peut paraître chiant, au final on en arrive vite à chantonner le refrain. Mais on se serait bien passé de la dernière minute un peu redondante.

Soit, la deuxième piste de l'album précise le "thème" de l'album. On nous avait parlé avant d'avoir entendu quoi que ce soit de l'influence de 1984 d'Orwell, ici on est fixé puisque Resistance raconte l'histoire d'amour entre Winston et Julia (protagonistes du livre). Contre la "thought police" ils clament ensemble : "Love is our resistance" dans un éclat typique de Bellamy où on aurait envie de le gifler. L'intro au piano fait un peu penser à du U2...mouais...

Undisclosed Desires, censé être un truc entre un plagiat de Depeche Mode et du mauvais r'n'b genre Timbaland est chiante dès le départ. Après les écoutes on peut finir par apprécier le refrain (le seul passage qui ressemble à peu prêt à du Depeche Mode) mais on ne pourra plus supporter le reste du titre...

La quatrième chanson est la si discutée United States of Eurasia. Bon passons sur Queen. Le morceau est assez "pompeux" comme on dit. Disons plutôt grandiloquent. A la rigueur c'est pas un problème en soi, ce qui est dommage c'est surtout qu'il manque de cohésion. On sent que le groupe a pas mal d'idées, ce qui est au départ n'est pas un mal, mais au final ça donne une trop grosse impression de raté. Doublement dommage car certaines idées, certains passages, sont vraiment bons. Et bon donc en outro un nocturne (et non "une", dédicasse à notre "spécialiste" de classique) de Chopin avec un réacteur d'avion...

Qui introduit le morceau suivant : Guilding Light. Autant être clair, c'est le pire morceau de l'album (avec Undisclosed Desires). Pas grand chose à dire, à part que le solo est pas mal. Au suivant.

Unnatural Selection est encore censé être de l'autopompage, ici du "mythique" New Born (Origin of Symmetry). Mouais, certes, le riff de guitare y ressemble dans la construction, mais après il faut être de mauvaise foi pour voir quelconque rapport. Muse joue un peu les bourrins, comme il l'a plus souvent fait en concert qu'en studio. Encore un bon point donc. A la fin c'est carrément du metal (si si). Cool.

Mk Ultra semble indiquer que Muse a décidé de faire un album qui ne devient réellement intéressant qu'à partir de la deuxième moitié. Un titre très efficace, entre pop, electro et heavy. Très efficace, si Muse avait un chanteur moins geignard que Bellamy vous pourriez être sûr qu'un morceau comme celui-ci ferait l'unanimité des amateurs des Beatles à ceux de Metallica. Et le groupe récidive en force en coda.

Peut-être pour renforcer le contraste quand prend place I Belong to You. D'entrée piano bar et gadgets féériques ce morceau semble fonctionner à l'éther pour s'envoler vers le sommet de l'oeuvre du groupe. Car ici à mon avis, Muse franchit tout simplement un cap dans son oeuvre. Sérieusement, et encore une fois, si le chanteur n'était pas celui qu'on connait tout le monde serait d'accord pour reconnaître à quel point ce truc est d'une grande classe. Le solo de clarinette est le plus beau moment de l'album.

Vient alors la fameuse symphonie qui dort dans les brouillons du groupe depuis un certain temps. Exogenesis se compose de trois parties.
Part I (Overture) est construite en crescendo et commence calmement (assez logiquement...) sous les cordes d'un orchestre, symphonique donc. Puis la batterie s'immisce assez naturellement, puis le falsetto de Bellamy qui magiquement, pour une fois, n'est pas horripilant. Le morceau prend encore doucement de l'ampleur avant de voir Dominic Howard jouer les Mike Portnoy.
Puis revient le calme, pour laisser place au piano dans Part II (Cross-pollination). A 1min50s Bellamy décide d'envoyer la sauce pour de bon en nous sortant une montée assez excitante suivant d'un déluge assez bien maîtrisé (rappelons que c'est Bellamy qui s'est occupé de tout dans cette symphonie, se passant même d'un arrangeur classique pour faire tout lui-même et ne pas perdre ce qu'il avait en tête).
Et le calme, comme leitmotiv, réapparait avec Part III (Redemption). Une nouvelle fois, une montée très bien amenée, belle et claire (de lune) ici, bande originale de la rédemption, à 1min35s.

Une symphonie pop qui achève l'album et confirme le sentiment d'une deuxième partie bien plus intéressante que la première. Et montre, avec des morceaux comme I Belong to You, que The Resistance n'est contrairement à ce que l'on dit (que ce soit ceux qui détestent le groupe ou ses adorateurs) pas en reste au niveau des compositions comparé à ses prédécesseurs. Si Muse, nous avaient montré qu'ils pouvaient sortir des morceaux avec à la fois l'héritage d'une construction prog et la simplicité et l'accessibilité typique de la pop, en sortant notamment Knights of Cydonia, sûrement l'un des meilleurs morceaux rock composés ces dix dernières années ; ils confirment cette tendance en l'appuyant avec The Resistance. On ne va donc pas se passer de redire qu'il faut être passablement con pour apprécier ce groupe depuis ses débuts et détester ou déprécier cet album.

Certes, il y a bien quelques faiblesses et l'album est clairement moins homogène que Origin of Symmetry. Mais son caractère hétérogène n'en fait pas nécessairement un moins bon album. Les sommets de l'un survolant quelques fois la qualité d'ensemble de l'autre.


Si c'est loin d'être le groupe qui m'intéresse le plus au final j'ai tout de même bien peur pour eux que Muse ne devienne le nouveau Pink Floyd : groupe au public si chiant et si con qu'il occulte la face cachée d'une lune discographique moins nulle qu'elle n'y parait.

Bref, avec tout ça, on sait toujours pas quelle est l'origine de la symétrie.

Pour vous cher lecteur, voici le nouveau groupe super qui va tout déchirer, composé à la batterie de l'ex-Nirvana (et Foo Fighters) Dave Grohl, au chant et à la guitare de l'ex-Queens of the Stone Age (et Eagles of Death Metal et Kyuss) et (surtout) à la basse de l'ex-Led Zeppelin (celui qui s'en est le mieux sorti en solo des trois anciens membres du meilleur groupe de tous les temps) John Paul Jones :


Comment Steve Lillywhite qui a participé à la conception de So Alone de Johnny Thunders et a produit des trucs comme les premiers XTC ou le premier Siouxsie & The Banshees en est arrivé à produire un des groupes les plus commerciaux dans le mauvais sens du terme, c'est une histoire que j'aimerais bien vous raconter. Mais en fait je m'en fous. Et puis on m'a demandé de chroniquer War, et c'est déjà bien assez chiant comme ça.

Le troisième album du groupe irlandais a acquis un statut d'album culte au fil du temps et la question à laquelle je vais tenter de répondre est : Pourquoi ?

Dans le cas où cette question ne vous intéresse pas je vous donne tout de suite la réponse : j'en sais rien. Cet album est clairement surestimé, comme le groupe qui l'a composé. A vrai dire, U2 est sûrement l'un des groupes les plus surestimés de l'histoire avec les Doors. C'est vrai, U2 c'est quoi au final, un groupe de quatre brelles (point sur lequel tout le monde normalement est à peu prés d'accord, même les fans, quoique forcement on arrive à en trouver quelques uns qui ont sont assez fanatiques pour prétendre le contraire) jouant de la soupe post-punk dans un groupe aux compositions moyennes qui au fil du temps va tourner à la recette et devenir le plus grand groupe de rock pour filles en faisant de le pop dans sa pire manifestation. En plus ils sont irlandais.

Cet album est le meilleur du groupe, et quand certains ne sont pas d'accord pour le dire ils admettent au moins que c'est celui qui est le meilleur au niveau du statut, notamment pour la carrière du groupe(ce qui ne veut pas dire grand chose, mais ce sont des fans de U2 après tout). Deux choses : oui c'est sûrement le meilleur album du groupe (et qu'on ne me réponde pas que c'est Achtung Baby (1991) ou Pop (1997) par pitié) et oui c'est clairement celui qui a fait explosé U2 médiatiquement avec les deux gros tubes Sunday Bloody Sunday et New Year's Day.
Et surtout, c'est celui qu'on va systématiquement vous sortir comme exemple pour vous montrer que U2 "c'est pas si mal", "au début ils ont fait quelques bons albums".

Soit, mais en fait bof...

L'album débute par le tube Sunday Bloody Sunday, qui encore une fois est l'exemple préféré de ceux qui veulent jouer les intéressants et faire croire qu'ils connaissent quelque chose à la musique. En plus c'est super cool il y a une "conscience politique" dans ce morceau qui décrit l'horrible Dimanche (jusque là tout va bien) 30 janvier 1972 à Derry. Ouais, tuer des gens c'est mal, merci U2. Même que le rythme de la batterie est censée symboliser la marche militaire. Sont balèzes les mecs.
Bon à part ça c'est clair que c'est pas mal comme morceau mais ça reste vraiment le cliché du gros tube. C'est à dire qu'on pourra l'aimer un petit moment mais qu'au final ça lassera assez vite, ce qui est assez logique vu que le morceau tourne en rond pendant près de cinq minutes.

C'est pareil pour New Year's Day sauf que ce morceau est encore moins bon que Sunday Bloody Sunday. Il est cependant intéressant pour comprendre ce qui a fait le succès de U2. New Year's Day c'est le morceau "typique à la U2", "le son U2". Du rock simpliste à la sonorité électro, avec la batterie monotone de Larry Mullen, le chant ennuyeusement démonstratif mi-crooner mi-gueulard de Bono et surtout le légendaire The Edge où l'escroquerie guitaristique la plus formidable de l'histoire du rock (ah oui ils ont un bassiste aussi il parait).

Franchement, je veux bien qu'on puisse penser que la technique ne fait pas tout et qu'on aime The Edge pour son style "minimaliste" même si l'on ne connait pas Erik Satie ne serait-ce que de nom, mais il faut pas se foutre de la gueule du monde et arrêter de le faire passer pour un grand guitariste. D'abord la seule technique qu'il a, c'est celle de ses pédales d'effets, ensuite il est incapable de varier son jeu, mais surtout son apport musical au niveau de la composition ou de l'interprétation guitaristique est nul. Super, les arpèges on connaissait déjà, merci mon vieux. Et c'est pas en les jouant avec une grosse saturation ou un son électronique que tu révolutionnes la guitare. Puis cette manie de faire passer sa pauvreté technique pour de l'inspiration c'est ridicule. Comme cette interview où il dit qu'à la fin de With or Without You il aurait pu joué un solo mais qu'il a trouvé que finalement jouer trois notes d'arpèges c'était plus profond. Ok c'est clair que ça aurait sans doute été too much mais faudrait pas nous prendre pour des cons non plus. Hey, même Steve Jones (Sex Pistols) savait faire un solo mec. Et qu'on me réponde "bah t'es pas obligé de faire un solo dans un morceau de rock" ou pire "c'est la preuve que U2 c'est pas un groupe à la mode puisqu'à l'époque tous les groupes de rock abusaient de technique et de solos de guitare" que je rigole, car soi-disant (ce qui ne veut pas dire qu'il ne l'a pas dit, mais qu'il est peut-être tout simplement trop nul pour faire ce qu'il a "choisit" de ne pas faire) monsieur n'est pas démonstratif techniquement parce que...trop de groupes étaient dans ce créneau et qu'il fallait un autre truc pour que U2 se démarque. Ouais, c'est de l'étude de marché, ni plus ni moins. Quand je disais que U2 est "l'un des groupes les plus commerciaux dans le mauvais sens du terme" je ne m'avançais pas trop.

Cool, donc The Edge est une buse ? C'est pas ce que j'ai envie de dire quand j'écoute Like A Song. Putain ce morceau est vraiment bien. Le riff est super, la construction puissante, soutenu par Mullen toujours aussi limité et Bono toujours aussi gueulard mais ici tout colle à merveille. Et puis, oui le solo est d'une simplicité extrême mais merde qu'est-ce qu'il est bien. Le seul petit défaut c'est que la fin peut sembler un peu chiante. Mais c'est clairement le meilleur morceau de l'album et de U2.

Parce qu'après, bon il reste quoi, Seconds, le deuxième titre (l'humour britannique...), où on apprend qu'en fait ils ont un bassiste dans le groupe, un petit rythme sympa qui "balance" mais qui reste anecdotique.
Drowning Man aussi. Au départ ça commence plutôt pas mal, avec une ambiance intéressante appuyée par un chant de Bono sobre cette fois-ci qui fait penser que le tout vient directement d'un groupe de la coldwave (et la production n'a pas rien à voir là-dedans sans doute) mais à l'image de cet album Bono fait tout foirer en gueulant comme un boeuf. Bono, si tu t'en tenais à chanter comme au début de la chanson tu serais un bon garçon, merci. Bref au final c'est chiant.

Puis The Refugee, mon dieu quelle horreur. Two Hearts Beat As One est intéressant, mais pas musicalement. Ce morceau nous fait juste comprendre à quel point cet album et ce groupe sont nuls. Parce que dès le départ on voit que Larry Mullen fait toujours la même chose, et que c'est soporifique. Et puis parce que c'est pareil pour tout le reste du groupe. Et donc musicalement, c'est à chier.

Comme toute la fin de cet album de toute façon.

Red Light est difficile à écouter en entier dans la mesure où on a envie de la zapper dès les premières secondes avec ses petits chants et ses choeurs ridicules qui font office d'introduction avant l'entrée en matière de super-gueulard et de super-boite-à-rythme. Ensuite vient toute la quintessence de la ringardise du rock des 80's...entre (rappellons le) batterie-boîte à rythme, guitare au son insupportable, breaks ridicules juste avant un solo de guitare pourri...et qui a eût l'idée de foutre cette trompette ici ? C'est horrible.

Surrender est nulle et ''40'' aussi, c'est tellement évident que je vais pas me fatiguer plus longtemps parce qu'à ce stade de nullité ça pourrait presqu'en devenir énervant.

Oui U2 c'est naze preuve en est leur album culte. Et puis pour ceux qui voudraient achever de démontrer que U2 est un grand groupe en nous disant qu'il a eût énormément d'influence par la suite on pourra répondre rapidement qu'à par des petits groupes merdiques et les culottes de ses auditrices U2 n'a pas influencé grand monde. Ah si, y a bien le créateur de One Three Hill (les Frères Scott en français) qui a donné ce nom à sa série parce qu'il écoutait le morceau de The Joshua Tree (l'album naze de 1987 avec le super tube With Or Without You) quand il a pensé à sa bouse télévisée. Merci U2 !


Voilà, c'était l'histoire de l'album culte de U2. Un album inécoutable en entier.


_ "How long must we sing this song ?"

_ Too Long.


Vu que je me faisais chier un dimanche je me suis dit : "Tiens, pourquoi t'irais pas voir les gars de Radiohead pour savoir où ils en sont avec leur dernier album ?" Cinq minutes plus tard, j'entre dans le studio et aperçoit un mec assis sur une chaise en train de faire des vas et viens rapides avec sa tête de haut en bas en dépliant et repliant sa main gauche avec plus de vigueur encore. Je lui demande donc où ça en est.

Thom Yorke ne réponds pas : je lui ai parlé dans la mauvaise oreille, c'est alors que Jonny Greenwood alerté par le bruit intense que suscitait pour lui ma question m'a limite tabassé parce que pour lui j'étais un fasciste qui ne luttait pas inlassablement pour l'indépendance du Tibet (puis il est retourné faire des samples débiles). Je passe alors tout de suite dans la pièce adjacente et entend l'autre Greenwood me marmoner "Please could you stop the noise Im trying to get some rest?" avaché devant un dvd de Sigur Ros.

Putain, bonjour la bonne humeur ici. Heureusement, Ed O'Brien est là juste devant moi et il vient à ma rencontre chaleureusement pour me combler. Oui, Radiohead, entre deux rails de prosac en poudre, avance dans l'écriture de son dernier album. Là par exemple ils ont vachement avancé parce qu'un mec est mort et qu'il avait 111 ans, et que du coup ça a grandement ému Thom.

Ed fait pas les choses à moitié, il me file directement le morceau, intitulé Harry Patch (In memory of) :



Oui oui, c'est incroyablement chiant. Mais surtout, il me dit que pour l'instant ils n'ont que ça. Bah merde, moi je voulais ramener un truc plus consistant pour le chroniquer sur mon blog que je lui dis. "Ah ouais, le meilleur blog du monde approuvé par Michel Onfray ?" me balance-t-il rhétoriquement. "Bah t'as qu'à chroniquer In Rainbows (note : le dernier album du groupe), House of Cards ou Go Slowly sont au moins aussi chiante que Harry Patch (parlais-t-il du morceau ou de l'ancien ancêtre, je n'en sais rien). J'ai hâte de lire ça mon vieux. Bon je dois te laisser, on se redit quoi sur MSN ?"

Je repartais donc avec un fardeau sur les épaules, me coltiner les deux disques de cet album chiantissime. Car autant le dire tout de suite au risque de tuer le suspense, cet album est au panthéon des albums les plus chiants de l'histoire. D'ailleurs on pourrait croire que les mecs de Radiohead cherchent à gagner un concours parce qu'avec Hail To The Thief (2003) ils faisaient déjà fort dans le genre. Go To Sleep (au moins ils annoncent la couleur) ou Backdrifts sont battues plusieurs fois sur In Rainbows.

J'aimais bien Radiohead sur OK Computer (1997) et je trouve que Kid A (2000) est vraiment un bon album. Je suis donc allé voir ce groupe en concert, sur la tournée In Rainbows justement. Merde, comment ils étaient manifestement inférieurs les titres de In Rainbows. No surprises qui, il faut le dire sans risquer de passer pour le mec rebelle qui aime pas les tubes, est chiantissime, était le seul morceau du même niveau que ceux d'In Rainbows. Même Street spirit et l'épuisant There There étaient moins lourdingues. En fait, comme sur le premier cd de l'album, seul Jigsaw Falling Into Place était à la hauteur de la carrière du groupe.

Examinons en effet l'album : le premier disque démarre par un le morceau qui sert également de show opener à toute la tournée, 15 Step. Ce titre est à l'image de tous les titres "qui bougent" de Radiohead depuis Amnesiac (2001), c'est à dire qu'il est comme une espèce de trompe l'oeil musical qui a pour but de donner l'impression de "bouger" mais qui au final est aussi chiant qu'un solo de The Edge (U2). Bodysnatchers, la piste suivante, fonctionne selon le même principe. Sans exagérer, passé la minute cette chanson est ennuyeuse. Du coup je ne ferais même pas mention des autres lourdeurs dans le genre de ce double album, comme Weird Fishes/Aperggi ou Bangers and Mash.

On arrive alors à Nude, qui est un truc totalement pop dans la lignée de Coldplay. Enfin un fan de Radiohead crierait au scandale. J'avoue, l'empreinte geignarde de Thom Yorke est trop pressante pour comparer à Coldplay... Sérieusement ce morceau est naze. Cool la mélodie est belle mais qu'est-ce qu'on se fait chier. Tout ce que Thom Yorke essaye de faire là-dessus, sur All I Need ou encore Videotape il n'arrivera réellement à le faire que sur le deuxième disque avec Last Flowers qui montre que quand il le maîtrise un peu, son côté geignard peut donner quelque chose de vraiment beau. De même que pour les titres "qui bougent", le groupe n'arrivera à ce qu'il veut (en considèrant qu'il ne fait pas exprès de faire des "trompe l'oeil musicaux") que sur Jigsaw Falling Into Place.

Cet album pour moi c'est ça, deux morceaux, un qui remue bien et un autre émouvant. Bien sûr, je trouve que des trucs comme Faust Arp, Reckoner ou Bangers and Mash s'en sortent plutôt pas mal à l'écoute de l'album. Mais l'impression systématique que ces morceaux ne sont bons que parce que le reste est chiantissime (jamais deux sans trois, et puis c'est un des albums les plus ***** de l'histoire je vous dit) empêche définitivement d'en faire plus que des trucs passables. Un album définitivement en dessous de ce que sait faire le groupe (oui je sais pour certains ça fait de cette album une sombre bouse).

Courons-y : http://www.cartonnerie.fr/site/programmation.php?index=534







A la demande de je ne sais plus qui (désolé pour lui/elle), la chronique de Let It Be des Beatles :


Le dernier album des Beatles (mais avant dernier dans la composition) est "polémique".
J'explique : il est clairement mieux que les tous premiers albums des "Fab four" qui sont des albums principalement composés de reprises (comme Twist And Shout sur leur premier disque, Please Please Me, en 1963) mièvres et de compos pas forcement plus intéressantes mais il a pourtant acquis la réputation d'être le "pire album des Beatles".

Pourquoi ? A mon avis c'est assez simple : c'est le seul où les Beatles chutent de si haut.

Car qu'on en dise ce qu'on en veut, groupe "à minettes" "niais" (ce qui n'est pas forcement faux...si on s'arrête en 1964) ou d'autres conneries, les Beatles sont un grand groupe. Et je veux dire par cela, pas parce qu'ils ont vendu beaucoup, beaucoup d'albums, mais parce qu'ils ont fait de grands albums et ont su expérimenter contrairement à ce qu'on pourrait penser si on croyait que les Beatles c'est She Loves You et Yesterday. Sgt. Pepper’s Lonely Heart’s Club Band (1967) est souvent cité comme le fondement du rock progressif et comme le premier concept-album de l'histoire (ce qui est plus sujet à discussion, beaucoup soutiennent que c'est Pet Sounds des Beach Boys sorti un an plus tôt). Tout ça pour dire que les Beatles, à partir de 1965-1966, ont énormément expérimentés et par le fait ont radicalement changés la Musique. Et puis un groupe qui sort 13 albums en 7 ans pour moi c'est toujours un signe. Enfin...tout ça pourra sembler être un tas de banalités sans noms si l'on pense par exemple au mot de Lennon qui dit que les Beatles sont plus connus que le Christ, mais au vu de ce que l'on peut entendre assez régulièrement sur le groupe il fallait que ce soit dit.

Le problème de Let It Be est donc ici. Les Beatles "régressent". D'ailleurs, ce projet de McCartney seul, devait au départ s'intituler Get Back. Déçu par le refus de ses collègues de renouer avec le public et les tournées, Paul propose de filmer la conception d'un album au "jour le jour". Au final ça donnera plus de 100 heures d'images...pour 2 heures de film. Les studios de Twickenham (où ils déjà avaient tournés A Hard Day's Night [Quatre Garçons dans le Vent en français...] et Help) sont le théâtre des opérations en ce début de Janvier 1969.

Théâtre, c'est le bon mot. Certains, les "fans absolus", y verront en effet une tragédie...d'autres une comédie. Ce qui est sûr c'est que l'ambiance est rarement bonne. Paul dirige manifestement son projet à la baguette et utilise notamment George Harrison comme musicien de studio plus que comme son ami membre du groupe au même titre que lui, Yoko Ono est toujours là (un jeu marrant en regardant le film, est de trouver "où est Yoko ?" étant donné qu'elle est sur tous les plans...derrière le piano ? la batterie ? un ampli ? je vous laisse vous amuser si ça vous dit...) à coller Lennon (elle va jusqu'à dormir dans le studio pour ça) et se permet même de juger les compositions ce qui énervera Harrison et Ringo Starr qui quitteront le studio.

A n'en pas douter, Let It Be, c'est aussi l'album qui souffre le plus des tensions entre les membres du groupe dans le trio White Album/Let It Be/Abbey Road (qui n'existe pas).

Twickenham c'est pourri, on décide donc de continuer dans le super nouveau studio Apple. George revient et ramène Billy Preston. Tout ça adoucit notre beau monde même si l'ambiance n'est plus la même qu'avant. Et pour le coup, le 30, Get Back sur scène, Get Back la bonne ambiance. Le dernier concert "mythique" des Fab sur le toit d'Apple, interrompu par la Police, est le meilleur moment du film...et sa fin.

Get Back ne sort pas. Abbey Road sort. Après deux tentatives infructueuses de Glyn Johns, Phil Spector est appelé à la rescousse pour enfin sortir ce Get Back. L'album devient Let It Be. Le citer n'est pas juste histoire de fanfaronnade. Déjà, sur toute album la production est un point important, mais il est évident qu'avec Let It Be cette vérité prend de l'ampleur. Le fait que le mixage de Spector, particulièrement sur The Long and Winding Road qui tenait à coeur de Paul, soit une des derniers causes de divisions du groupe et que Paul sortit en 2003 une version "recorrigée" de l'album (Let It Be...Naked) sont des signes assez...significatifs du "Spector's Factor" (je crois pas que cette expression existe déjà, alors j'y mets un droit d'auteur, parce qu'elle claque).

Globalement, Spector fait quand même un bon travail, surtout sur le choix de pistes (mais pas sur leur agencement, Get Back en ouverture, sur Naked, est par exemple un choix plus judicieux que Two of Us) et surtout comparé au travail de Glyn Johns.

L'album démarre donc par Two of Us, une composition de Paul (comme presque tous les morceaux du disque de toute façon), ballade plutôt sympathique. Dig A Pony, de Lennon, commence sur les chapeaux de roues avec une intro qui remue bien, mais s'essoufle vite. Pas grave, on a quand même pu remarqué que George avait rapporté de ses jams avec son pote Eric Clapton un solo bien bluesy...on verra par la suite que ce n'était pas anecdotique, ce sera d'ailleurs un des points positifs de cet album. Across The Universe, rescapée des sessions du White Album, me parait absolument insupportable. C'est précisement un des morceaux où Spector gache tout avec sa production et son fameux "Wall of Sound"...mais John Lennon trouve lui le résultat réussit. L'abruti. En plus, c'est un titre prétendument philosphique inspiré du gourou Maharishi Mahesh Yogi...je vous laisse aller voir le niveau des paroles par vous-mêmes... I, Me, Mine est un rock religieux pas spécialement terrible. Dig It, comme Maggie Mae sont des morceaux sans intérêt qui servent de l'avis de tous de remplissage...la première fait 50 secondes, la deuxième 40 secondes. J'appelle pas ça du remplissage. La seule chose que j'ai à dire sur ces trucs c'est que Dig It est tiré d'une prise de...15 minutes. Je trouve ça marrant. Ahaha. Entre les deux se trouve Let It Be, un des morceaux les plus connus du groupe, estampillé Macca, belle ballade "philosophique" avec Billy Preston à l'orgue gratifiée d'un très beau solo de George Harrison. I've Got A Feeling est un des meilleurs morceaux de l'album. Un bon rock où Paul se lache et crie de manière jouissive (et où George est encore très fort). Un goût de "get back", si seulement l'album entier était dans cette veine. On comprend que le projet de Paul fût bien gaché... One after 909 est une vieillerie ressortie durant les sessions de Get Back qui ne présente pour seul intérêt que le solo de George à la minute et demie. The Long and Winding Road...le plus beau morceau de l'album et peut-être des Beatles. Un morceau très important pour Paul, très personnel. Un peu gaché encore une fois par Spector. Certains, Paul évidemment, diraient massacré. Oui, la version de Naked est clairement mieux, mais ça ne va pas plus loin. En tout cas c'est clair qu'on se passe très bien des violons et des choeurs nazes sur "many times i've been alone, many...". For Your Blue, deuxième composition signée Harrison de l'album, un blues lassant. Get Back conclue l'album. Rien à y redire, encore un classique justifié du groupe, puissant et efficace. Billy Preston montre encore toute son "utilité" (entre guillemets, car le terme n'est pas très gracieux pour un artiste...).

Un album marqué par son "histoire", ses multiples péripéties, les tensions internes du groupe. Un album assez hétérogène mais qui laisse surtout un impression de déception. Un album qui sonne la fin des Beatles en somme...

8 jours plus tard, les Beatles se séparent officiellement.




The Long and Winding Road, sans Spector.


The long and winding road that leads to your door
Will never disappear, I’ve seen that road before
It always leads me here, leads me to your door


The wild and windy night that the rain washed away
Has left a pool of tears crying for the day
Why leave me standing here, let me know the way


Many times I’ve been alone and many times I’ve cried
Anyway you’ll never know the many ways I’ve tried


And still they lead me back to the long winding road
You left me standing here a long, long time ago
Don’t leave me waiting here, lead me to your door


But still they lead me back to the long winding road
You left me standing here a long, long time ago
Don’t keep me waiting here, lead me to your door

Pour Samuel : Macca est autrement plus puissant que Lennon et sa conne de Yoko :




En plus Lennon il est mort. C'est nul.



Pour mon pote Razor, qui m'a filé un très bon bootleg de Johnny Thunders, voici la chronique de So Alone du même monsieur.

Bon je pourrais révolutionner la philosophie mais au lieu de ça, j'écris des chroniques musicales...Tiens, dans la dernière, je parlais de Television, le groupe new-yorkais. Bah justement, Thunders est un ancien des New York Dolls (et là vous vous dites "wah, mais c'est quoi cette transition de merde ?" et vous avez parfaitement raison dans un sens, mais moi je vous réponds fuck off, parce que je suis en train de chroniquer un album d'un "parrain" du punk et que du coup j'ai le droit d'être paresseux et de faire des transitions pourries si je veux, bande de méchants personnages [bah oui, faut pas y aller trop fort non plus, je pourrais perdre des lecteurs, et ça, même un punk ne le voudrait (parce que bon, vous croyez que les punk ils faisaient tout ça pour quoi ? pour la révolution ? mon cul ! ils faisaient juste ça pour la thune, je vous le dis moi [parce que, en fait au fond les "rebelles" c'est toujours la même rengaine, ils prétendent se rebeller contre un ordre établi, des valeurs, un "système", mais leur rébellion n'est qu'une retranscription sémantique d'un processus physiologique tout con : la frustration, je vous le dis net ! la frustration de ne pouvoir faire partie de ce "système" et de ne pouvoir en profiter, du coup ils s'y opposent en acte, avec violence, mais au final ils ne font que l'alimenter puisqu'ils le désirent (ce qui montre très bien une chose : les actes ne prouvent rien)])], si je veux, je peux aller jusqu'à écrire une parenthèse énorme et lourde, et même pousser le vice jusqu'à mettre plusieurs parenthèses dans cette parenthèse et après faire comme si de rien n'était : et ouais, c'est ça être punk, okay ?) un des groupes fondateurs du punk, new-yorkais donc. Bon le lien ne s'arrête pas là. Johnny quitte le groupe en 1975 en embarquant le batteur Jerry Nolan dans son étui à guitare pour fonder The Heartbreakers avec Richard Hell (qui avait apparemment une passion pour fonder les groupes et s'en barrer sans participer à un album puisqu'il avait déjà fondé Television avec Verlaine deux ans auparavant et deux ans avant la sortie de leur premier album et qu'il fonda The Vovoids...en 1975) qu'il rencontra précisément au CBGB's où les deux groupes se représentaient. Malcolm McLaren, un mec plus cupide que tout Pink Floyd réuni, ancien manager des Dolls, et alors manager des Sex Pistols (et "accessoirement" compagnon de Vivienne Westwood...), les invite à participer à l'Anarchy Tour (avec notamment les Clash et les Buzzcocks) à Londres en 1977. Ils en reviennent avec l'album LAMF qu'ils sortent la même année (et sûrement des cartes postales de Big Ben et du Trafalgar Square).

Thunders lui, a remporté Steve Jones et Paul Cook (respectivement, le guitariste et le batteur des Sex Pistols) pour son premier album solo qui sort en 1978. En effet, ils prêtent main forte à Thunders pour la sixième piste de So Alone, London Boys, réponse en forme de "You're telling me 'shut your mouth' You're little London boys" aux "You better keep yer mouth shut" de New York, l'avant-dernier titre de Nevermind The Bollocks des Sex Pistols (détails intéressants si vous rencontrez un extrémiste punk anglais ou punk américain [si si, ça existe] qui croit qu'il faut systématiquement faire la guerre à "l'autre camp").
Mais les coups de mains ne s'arrêtent pas là, car "So Alone", Thunders n'en n'est pas moins très bien accompagné. Parmis une pléiade de noms familiers on retrouve Phil Lynott, le leader de Thin Lizzy, Steve Lillywhite le super-producteur punk/new-wave et Chrissie Hynde du groupe oublié The Pretenders.

Tout ça pour dire que cet album n'est pas monolithique. Certes, c'est du punk et des morceaux comme Leave Me Alone ou Subway Train, sorti du répertoire des Dolls (je compte pas London Boys, une parodie des Pistols), en attestent bien. Mais, notamment par le biais des reprises, on passe facilement d'une chose à son contraire.
Démonstration : On commence par une reprise surf des Chantays avec Pipeline, puis You Can't Put Your Harms Around A Memory, une ballade punk (?) de Thunders (il dira de ce morceau qu'il est le meilleur qu'il ait jamais composé), suivie d'une reprise des Shangri-Las qui bouge bien. Après vient Ask Me No Questions un truc un peu raté et Leave Me Alone un bon gros punk avec un bon, très bon solo.
Oui, un détail, Johnny Thunders est un putain de bon guitariste. D'ailleurs, vient (She's So) Untouchable, le huitième morceau de l'album, qui est une très bonne composition appuyée d'un saxophone (vous avez dit punk ?). Enfin on nous rebalance du Dolls avec Downtown...mais à la rigueur c'est toujours bon à prendre, parce que l'élément à noter avec cet album, bien plus réussi au niveau de la prod que LAMF et tous ses remix, c'est que l'interprétation est impeccable. C'est sûrement ce qui fait que cet album est une petite merveille, les compos originales ne formant même pas la moitié des pistes et l'ensemble étant assez inégal, passant de trucs grandioses comme You Can't Put Your Harms Around A Memory à des trucs plus passables comme Ask Me No Questions.


Marquee Moon est un album génial pour les critiques : c'est un grand album que personne ne connait, et que personne n'écoute. Philippe Manoeuvre lui-même ne s'y trompe pas en le citant dans sa "discothèque rock idéale" (ou comment se faire de l'argent facile en ressortant tous les poncifs classiques des rock critics alors même qu'on a chié sur certains groupes/albums cités pendants des décennies).

Ainsi toutes les chroniques de Marquee Moon sont identiques :

"Television est un groupe de new-wave/punk new-yorkais de la fin des années 70 (note : c'est en gros un pléonasme) qui sortit en 1977 un des plus grands albums de tous les temps, Marquee Moon. Sous l'influence de Patti Smith et de Lou Reed cet album est l'album d'un groupe éphémère où Tom Verlaine, le leader du groupe, poète, livre des textes sublimes de romantisme exacerbé tout en jouant à merveille avec son guitariste Richard Lloyd.
Un des plus grands albums de tous les temps. Surtout si vous ne le connaissez pas.
Ah, j'ai oublié de dire qu'ils ont fait partie des groupes mythiques qui ont joués dans la salle mythique du CBGB à New York. Vous saviez pas hein ? Bah moi si.

Philippe Manoeuvre"



Bon, Tom Verlaine est bien sûr un nom de scène...présenter Tom Miller comme un "poète" et un "romantique" est donc un peu de la paresse intellectuelle. Enfin passons.


Les solos de Lloyd sont globalement supérieurs à ceux de Verlaine, notamment celui du dernier morceau, Torn Curtain, qui a sûrement dû tirer plus d'une larme. Le fait est peut-être plus flagrant sur le titre éponyme (ou homonyme, on sait pas vraiment), où ils se partagent la vedette solistique. Tout le reste du temps, leur complicité étonnante rappelle un peu le duo Collins/Rossington de Lynyrd Skynyrd sans atteindre le même niveau technique.
Le chant aigu d'écorché-vif très "new-yorkien" et proto-punk (oui, ça ne veut rien dire) de Verlaine pourrait en rebuter quelques uns. Mais paradoxalement il est plutôt doux et sa justesse associé aux paroles "travaillées" servies par des mélodies efficaces lui donne une ampleur . On pourrait résumer cet album par cette tension, punk-romantique. On pourrait aussi ne pas être une caricature de rock critic et tout simplement décrire cette tension sans jargon : un album à la fois doux et enragé.


Au final, Marquee Moon est un disque attachant, qui ne bouleverse certainement pas l'histoire de la musique, qui est comme l'album unique d'un groupe "éphémère", qui reste enfermé dans la même chose pendant 45 minutes, mais qui reste toujours très plaisant à écouter et à entendre.

Bon, sous la pression constante dont je fais l'objet et les lettres de menaces (pleines de fautes d'orthographes...) que je reçois tous les jours, ma lâcheté aidant, je me vois contraint de vous fournir la playlist officielle (officielle de quoi ? c'est une bonne question, mais est-ce si important ? voulez-vous réellement ruiner mon effet ?) de la rentrée 2008 immédiatement. Le "thème" est "joyeux", donc évidemment c'est n'importe quoi. Mais au final, ça donne une sélection qui relève du génie, ni plus ni moins. Avec des purs sons de oufs qui niquent leur race, du rap "old school", du jazz fusion, du rock avec des guitares bien grasses et même de la new-wave (bah ouais !). Attention, écouter cette playlist en entier c'est prendre le risque de me vouer un culte, un culte au détenteur le plus éloquent et le plus manifeste du bon goût sur cette pauvre planète torturée par notre misérable espèce de nihilistes passifs amateurs d'électro-rocko-hiphopopo-soupe et de Bernard Werber.
Si vous avez des questions au sujet des morceaux ou des groupes concernés, n'hésitez pas à me les poser, je me ferais un plaisir de frimer en étalant ma culture (grande et magnifique). Mais ne vous plaignez pas de la longueur de cette sélection, sinon ça va barder, bande de malpolis.
Dernière chose : montez le son à fond les ballons !



PS : bordel, TOUT est absolument cool dans cette playlist. C'est bête à dire mais je me bluffe moi-même tellement je suis bon. La vache, qu'est-ce que je suis bon. Impressionnant.

PS2 : mais merde même dans mon postscriptum je suis bon. C'est incroyable ce que je suis génial. Criez-le sur tous les toits.

Pour résoudre quelques difficultés qui pourraient survenir à la lecture de cet extrait de Le Maître du Haut Château, de Philip K. Dick, un bref rappel des circonstances.

Dans ce livre les alliés ont perdu la seconde guerre mondiale, et le monde est partagé par les Japonais et les Allemands.

Voilà, je m'en tiens au strict minimum, mais vous en savez assez. Au passage je vous recommande ce livre, comme bien d'autres œuvres de K.Dick, dont je parlerais sans aucun doute par la suite ici même.

- Kitsch, dit Joe quand la musique se tut. Écoute, j'en connais un drôle de bout en fait de musique. Je vais te dire qui était un grand chef d'orchestre. Tu ne te souviens probablement pas de lui. Arturo Toscanini.

- Non, dit-elle sans cesser de lire.

- Il était italien. Mais après la guerre, les nazis ne lui ont plus permis de conduire, à cause de ses opinions politiques. Il est mort, à présent. Je n'aime pas ce von Karajan, chef attitré du New York Philharmonic Orchestra. Il fallait qu'on aille à ses concerts, après le travail. Ce que j'aime, en ma qualité de Rital, tu peux le deviner. (Il lui lança un coup d'oeil:) Tu aimes ce livre ?

- Il est passionnant.

- J'aime Verdi et Puccini. Tout ce qu'on peut avoir à New York, c'est la musique pesante et emphatique de Wagner et d'Orff ; il faut aller toutes les semaines à ces spectacles sentimentaux du Parti nazi américain à Madison Square Garden, avec les drapeaux, les tambours, les trompettes et la lueur vacillante des torches. L'histoire des tribus gothiques ou autres salades éducatives, chantée au lieu d'être simplement parlée, pour qu'on puisse appeler ça de l'"art".



A liquid, et mon coeur italien.

En tapant "the nobs" sur youtube vous tomberez sur des vidéos de Led Zeppelin en concert issues de bootlegs (enregistrement "pirate" (sic) ou unofficiel). Les titres des vidéos sont des références aux paroles ou autres indices permettant de retrouver quel est le morceau interprété. Je trouve ce petit "jeu" qui s'ajoute au visionnage des vidéos "the nobs" plutôt amusant (bon, ça n'engage que moins hein...). Le seul problème c'est que souvent on ne sait pas de quels bootlegs sont tirées les vidéos.

Ce soir pour vous ce sera Kashmir, le 25 Mai 1975 à Earl's Court (tiré donc, d'on ne sait quel bootleg, sûrement "Demand Unprecedented In the History of Rock Music" vu la piètre qualité de l'image) :





Le Kashmir de la veille se trouve très facilement sur youtube, et il est globalement reconnu que le concert dont il est extrait est meilleur que celui du 25 (certains trouvent que Plant parle trop dans ce dernier...). Il est vrai que le 24 No Quarter et Dazed and Confused sont anthologiques, mais pour le reste Plant chante moins bien, de manière générale, que le lendemain.
De toute façon les deux concerts sont indispensables, alors bon...

A noter un petit détail : Led Zeppelin est le plus grand groupe de tous les temps (oui, c'est puéril) et le live est la "partie immergée" de ce groupe, qui révèle une richesse plus grande encore que ses albums studios.
Et ils lisaient Nietzsche et discutaient avec Burroughs (de la Beat Generation), trop forts !!!